Laszlo MOHOLY-NAGY 1895 – 1946
Création en 1922 montré en 1930.

Laszlo Moholy-Nagy, Light Space Modulator, création 1922 montré en 1930 – Dimensions : 151.1 x 69.9 x 69.9 cm
« Je suis convaincu qu’un nouvel art de la lumière est en train de naître »
Le film de 1930 :
Un point de vue plus moderne. Attention à la mise en scène colorée qui n’était pas l’objectif recherché.
Une vidéo sans mise en scène mais où il manque les jeux d’ombres portées.
Une dernière avec des lumières de couleurs mais un beau ballet d’ombres sur les murs.
Elaboré durant les années 1920 / 22, le Modulateur-espace-lumière devient le sujet abstrait d’un de ses films Jeu de lumière: noir-blanc-gris en 1930.
Il est important quand on choisi une œuvre à analyser de trouver un maximum de photos, vidéos, ou de voir en vrai et de faire ses photos soi même. Pour être imprégné.e de la réalité de l’œuvre choisie. Particulièrement pour une œuvre en 3D, cela permet de prendre conscience de tous les angles de vue.
I IMPRESSIONS GÉNÉRALES
Pas de description mais des ressentis, pour s’aider on peut commencer la phrase par « je me sens … » ou « L’ambiance est… »
Pour pouvoir construire une analyse et donc des effets recherchés il faut avoir, et c’est ce que j’attends, au moins trois mots d’impression générale. Ces trois mots doivent être dans des champs sémantiques bien différents.
- Désaxé.e, est-ce de l’impression ou de la description ?
- intrigué.e, perplexe, ces deux mots pourraient être du même champs mais il y a une finesse de sens pour intrigué .e / ;
- indécis.e, dubitatif.ve, embarrassé.e, hésitant.e, irrésolu.e, indéterminé.e, embêté.e.
L’intérêt de questionner le sens des mots et de vérifier s’il n’y en a pas un plus adéquat qui vous donnera des pistes pour rédiger les effets recherchés et le message.
- Curieuse, curieux,
- l’ambiance est mystérieuse
- inspirée
- épanoui.e,
- voyeur,
- angoissé.e, agressé.e, dérangé.e,
- envouté.e, motivé.e,
- mobilisée, ah je suis curieuse de voir ce que cela donnera dans un effet recherché.
- Énervé.e,
- attentive,
- stabilisé.e,
- déglingué.e … je me sens … ou l’objet est … il me semble que c’est plutôt l’objet auquel cas ce n’est pas une émotion mais si c’est le cas, j’attend un effet recherché avec « déglingué ».
- Je suis dans le vague… non, il faut un mot. Quand une phrase de ce type nous vient à l’esprit , on la reformule pour trouver le mot émotion qui lui correspond et cela donne « quand je suis dans le vague je me sens… » Perdue, apaisée, étourdie,
- Glacée, je fais une fixette et je rejette les mots comme chaud / froid et consorts, il y autre chose à dire par rapport aux procédés techniques ( couleurs, lumières) qui pourraient être concernés par ces mots là.
- Lessivé.e celui-ci aussi est intéressant et nous attendons avec curiosité un effet recherché.
- Admirative, oui, mais en fait c’est un mot bateau. Souvent face à l’art les premières réactions sont : c’est beau ou c’est moche je n’aime pas. Dans le cadre de ce cours nous cherchons à aller plus loin que le Wouaw!
- Morcellé.e, je me sens morcellé. Attention ici on serait plus dans une description. Parce que si on se sent morcellé il est urgent de consulter.
Question : peut-on choisir des mots d’impressions générales faisant référence au titre, à la date ? Non, si des éléments viennent à l’esprit par rapport à ces éléments là, ils iront probablement dans le contexte culturel, parce que ce sont des connaissances donc cela relève de l’intellect et pas des émotions.
Toutes les œuvres ne nous donnent pas des émotions et nous venons d’en voir quelques unes, un Mondrian par exemple. Mais nous cherchons dans ce premier paragraphe à être attentifs, attentives à ce qui se passe au niveau du ventre siège de nos émotions il suffit de voir les expressions qui s’y raccrochent : être pris aux tripes, cela me reste sur l’estomac, cela me gonfle, …
II PROCÉDÉS TECHNIQUES
1 LE VOLUME
Définir un contenant qui envelopperait l’œuvre au plus près.
Le volume de cette œuvre serait ? un cylindre, un volume ellipsoïde, un parallélépipède rectangle.
Un cône, non.
Le plus simple serait en effet le parallélépipède rectangle mais c’est intéressant de constater que les premières suggestions sont des volumes basés sur les lignes circulaires. Dans le doute, on peut indiquer les deux. Et vous construirez vos effets recherchés sur base de votre réponse et de votre intime conviction. Et l’analyse de l’un.e ne sera pas celle de l’autre puisque dès le premier procédé technique il y a des différences de perceptions; même si a priori nous sommes dans des procédés techniques qui sont objectifs.
Le plein / le vide :
Et si cette sculpture entre dans un volume, elle n’est pas ce volume parce qu’elle est construite à partir d’un élément important qui est le vide. Ici on pourrait dire qu’il y a +/- 60 % de vide.
Le vide est, à partir du début 20ème siècle, un élément constructeur de la sculpture et donc du volume. Revoir les Compositions dans l’espace de Rodchenko.
On pourrait faire la comparaison avec le David de Michel-Ange où l’on est dans le plein. Ici on est pas dans ce modèle là, on est ailleurs et donc il faut en parler et c’est dans ce paragraphe qu’il est le mieux placé.
On peut également parler ici de ce qui compose ce volume. Des surfaces géométriques dont deux disques perforés et un disque en miroir., plusieurs plaques rectangulaires, deux plaques horizontales de formes quart de tarte dont l’une en verre est percée et laisse passer la hampe d’un objet en tire bouchon ou pas de vis. Une pièce en arc composée d’une barre mise en forme et retenant un volume sphérique. Quelques barres plus ou moins verticales et sans doute articulées. Un disque sur lequel tout est construit. Il introduit donc des surfaces, même si ces surfaces ont une épaisseur, dans le concept volume, on peut les considérer comme de la 2D introduite dans un volume, une 3D.
Question : Peut-on parler d’une ronde-bosse ?
Non, on va plutôt parler d’assemblage mot qui apparaît dans la terminologie de la sculpture contemporaine. On voit que cette sculpture ci n’a pas du tout été constituée comme le David de Michel-Ange qui lui est une ronde-bosse. C’est à dire que Michel-Ange est parti d’un bloc de marbre et il a petit à petit dégrossi et fait apparaître son sujet par retrait de la matière.
Ici, il a pris différents éléments et les a associés, on parlera donc d’assemblage.
2 LIGNES DE DIRECTION
Une ou plusieurs, hiérarchiser :
Des verticales, des courbes dans l’élément arqué où la sphère circule, des obliques, des horizontales. L’artiste a donc utilisé toutes les lignes qu’il avait à sa disposition.
Dans ce procédé, l’essentiel n’est pas de dénombrer exactement le nombre de lignes verticales, horizontales ou obliques, courbes. Mais bien de cerner si le procédé est utilisé à minima ou au maximum. Comprendre son choix est important.
3 ETAT DE SURFACE
Cela dépendra des matériaux utilisés :
Matériaux, matières : métal poli, métal brossé, plexiglas ou verre, bois.
Sensations physiques : lisse, piquantes, rugueux, doux, en relief. C’est froid, accrochant,…
Aspect émotionnel :
Émotions : désagréments, douceur,
Reconnaître les matériaux utilisés et y lier les sensations physiques que l’on pourrait ressentir en touchant les différentes parties de la sculpture. Ensuite évoquer quelques émotions liées à ces sensations est important.
Par exemple, parler du chien de Giacometti sans évoquer la matérialité du bronze qui est accidentée, rugueuse, … dire qu’il provoque des émotions tels que : danger, agressivité, … on manquerait quelque chose.
4 LA LUMIERE
En 3D il y a trois aspects techniques de la lumière:
- La lumière est absorbée : c’est quand on voit les formes et les différents états de la matières utilisée par l’artiste.
- La lumière est réfléchie : c’est quand la lumière est renvoyée pour diverses raisons; trop de lumière sur une surface polie, blanche, ou autres qui nous prive de la vision exacte de cette surface.
- La lumière fait des jeux d’ombre et de lumière : c’est quand la lumière est absorbée et parfois se perd dans les plis et replis de la surface. Il est important de toujours être sur qu’on analyse la lumière sur l’œuvre choisie et non pas la lumière choisie par le photographe.
Selon les endroits la lumière est, absorbée, réfléchie et crée des jeux d’ombres et de lumières.
Mais dans cette œuvre il y a surtout des ombres portées qui sont renvoyées, projetées par la lumière sur les murs.
Dans le modèle original qui était dans une boîte, deux parois étaient munies de 120 lampes de couleurs diverses qui clignotaient selon un schéma précis et sur une durée de mouvement de 2 minutes.

1) Position des ampoules à incandescence sur le revers de la plaque avant.
2) Position des ampoules à incandescence sur le revers de la plaque arrière
3) plan d’éclairage pour un tour de rotation, des tambours de lancement du poste d’illumination. Durée : 2 minutes pour 31 phases différentes d’illumination.
En terme de lumière, il a utilisé le procédé au maximum puisqu’il a même ajouté des lumières à son dispositif.
5 LA COULEUR
EN 3D la couleur est souvent celle du matériau utilisé, mais, dans l’art contemporain les artistes ont introduit la couleur on peut alors utiliser le procédés de la 2D

Laszlo Moholy-Nagy, Light Space Modulator, création 1922 montré en 1930 – Dimensions : 151.1 x 69.9 x 69.9 cm
Le cercle chromatique, le noir / le blanc.
L’idée est d’analyser l’objet dans sa réalité la plus honnête et pas d’analyser la photo qui peut nous tromper.
Le cercle chromatique est minimal, il y a le gris du métal, Le brun du bois du socle et de la sphère. Le transparent du plastique plexi ne compte pas. Le noir que l’on perçoit est plus le résultat du jeu d’ombres et de lumières que de la couleur du matériau.
Aspects émotionnels :
Émotions : angoissé, tristesse, indifférence, calme, sérénité, …
Si le blanc et le noir sont des non couleurs, quel est le statut du gris?
Cette sculpture est un assemblage de métal, verre et bois.
Dans les présentations colorées, c’est un ajout de la part de la galerie, de l’exposant ce n’était pensé dans le projet initial.
A bien observer les couleurs, la lumière nous révèle des différences dans les finitions des éléments métalliques, il y a du métal poli, très brillant et du métal plus mat, brossé. Si cela nous est révélé par la lumière, cela appartient néanmoins au procédé « état de surface ». Il faut donc l’y ajouter. Cela arrive fréquemment qu’au fur et à mesure que l’on avance dans une analyse on perçoive des choses que l’on avait pas vues avant et que l’on va ajouter dans la bonne case.
6 L’ENVIRONNEMENT
LA MISE EN ESPACE : L’ENVIRONNEMENT/ L’INSTALLATION
Dans la majorité des cas, l’analyse des procédés technique d’une 3D peut s’arrêter là. Mais ici, on ne peut pas faire l’économie de l’effet que produit cette sculpture sur son environnement.
Pour cerner cet effet la première question à se poser c’est : si je place cette sculpture à l’extérieur aura-t-elle le même effet? Non
Dans le cas où ma réponse est « oui », je cherche encore un autre espace où mettre l’objet et si ma réponse est encore « oui » cela veut dire que l’environnement importe peut.
Elle aura un effet maximal dans un environnement fermé et avec des conditions de lumières particulières qui feront apparaître les jeux d’ombres portées sur les murs.
7 LE SON
Cette sculpture produit du son que nous avons appelé « bruit ». Ce n’est pas une petite musique.
Ce bruit est : métallique, mécanique, répétitif,
Emotions : agaçant, stimulant,
8 LE MOUVEMENT
Il y a plusieurs types de mouvements : rotation, basculement (sphère dans son dispositif), oscillations, séquentiels, successifs, chronologiques, …
S’il y a séquence, chronologie, on peut se dire que c’est programmé, volontaire, réfléchi, voulu. Alors, qu’à première vue on peut penser que c’est le chaos, que c’est désorganisé.
Nous nous retrouvons face à ce fameux paradoxe déjà évoqué dans les cours précédents.
III LES EFFETS RECHERCHES
Comme nous avons trouvé 8 procédés techniques il nous faudra 8 effets recherchés.
LE VOLUME
- Curieux, par le volume cylindrique composé des différents éléments qui semblent jouer avec la pesanteur et qui me questionnent sur « comment tout cela tient ? ».
LA, LES LIGNES
- Désaxé, par les lignes de direction multiples qui provoquent une vision déséquilibrée qui me plongent dans un sentiment de folie.
ETAT DE SURFACE
- Agressée par les surfaces piquantes, rugueuses et accidentées qui semblent m’attaquer.
LA LUMIERE
- L’ambiance mystérieuse, par les jeux d’ombres et de lumières qui me font penser à un film de science fiction.
Ici, c’est l’ambiance qui est privilégiée plutôt que l’émotion pure. Cela fonctionne aussi.
LA COULEUR
- Apaisée, par les couleurs restreintes de la sculpture qui me font penser à un mobile qui me calmerait avant la nuit.
L’ENVIRONNEMENT
- Fascinée, par l’espace révélé par les ombres spectrales qui naissent et renaissent dansant sur les murs comme autant de fantômes séduisants.
LE SON :
- Dérangée, par les sons mécaniques et répétitifs, qui me donnent envie de m’éloigner.
- Déglingué par l’ensemble des sons chaotiques qui me donne l’impression que tout va casser.
LE MOUVEMENT :
- Mobilisée, par les différents mouvements qui m’obligent, pour comprendre et saisir leurs complexité à être attentive.
La phrase aurait pu être construite différemment. Mobilisée, par les différents mouvements complexes qui m’obligent à être attentive.
On pourrait encore développer plus la description du procédé en disant les différents mouvements de rotation, oscilliation, … - Lessivée par les mouvements rotatifs et répétitifs qui me rappelle le quotidien lassant des tâches ménagères.
IV LE CONTEXTE CULTUREL
Dans ce paragraphe on rassemblera des informations nécessaires à la compréhension de l’œuvre.
Le contexte historique, sociologique, économique :
On introduira dans ce paragraphe les informations à propos du contexte de création.
Il est autodidacte, il a n’a pas de carcan académique, rien ne vient enfreindre sa créativité et pour lui aussi son objectif est l’amélioration sociale par l’art.
Il est connu pour avoir côtoyé les mouvements d’avant garde, le dadaïsme, le constructivisme, de Stijl. Approché par Walter Gropius, directeur du Bauhaus, il va y enseigner entre 1923 et 1928. Il va laisser une empreinte forte dans l’esprit des élèves et dans la dynamique pédagogique du Bauhaus du fait de sa liberté totale de création. Il reste en Allemagne jusqu’en 1933. Suite à l’arrivée au pouvoir du parti Nazi en Allemagne qui l’empêche de travailler du fait de ses origines juive il part et passe par les Pays-Bas où il y croise de Stijl.
En 1934, il s’installe au Royaume-Uni, où il poursuit ses recherches artistiques et travaille dans la publicité.
En 1937 il émigre vers les États-Unis, il ouvrira une école à Chicago ; le New Bauhaus. Dont l’objectif était d’unir l’art, la science et la technologie.
« …une prise de conscience profonde des besoins humains fondamentaux dans une perspective universelle » le Premier programme du New Bauhaus à Chicago , automne 1937, page 4 ,(extraits)
Il est le premier artiste à utiliser des instruments scientifiques, microscope, télescope, radiographie, dans ses créations.
Cette même année ´37, les nazis organisent une exposition à Munich intitulée L’art dégénéré. Les œuvres de Moholy-Nagy y côtoient celles de Kandinsky, Malevitch, Picasso, Chagall, OttoDix, Paula Modershon-Becker,… et bien d’autre artistes.
En 38 l’école ferme pour cause de problèmes financiers, mais Moholy-Nagy trouve des solutions et l’école rouvre sous le nom de Chicago School of Desing et puis elle est intégrée à l’IIT Institut technologique de l’Illinois.
En avril 46, il obtient la nationalité américaine et meurt à 51 ans des suites d’une leucémie, en novembre de la même année.
L’artiste
On introduira dans ce paragraphe les informations à propos de l’artiste nécessaires pour mieux comprendre l’œuvre. Il s’agit d’être concis.e, et de ne pas se perdre dans trop de matière.
László Moholy-Nagy né en 1885 en Hongrie alors Empire austro-hongrois. Et décédé en 1946 à Chicago aux Etats-Unis où il a été naturalisé la même année.
Il est connu pour sa peinture et surtout son travail autour de la photo et notamment ses photogrammes.
L’œuvre
Des informations telles que la date de création, les dimensions et les matériaux utilisés seront utiles. D’autres éléments peuvent être ajoutés si ils apportent des précisions sur l’œuvre.
On voit toutes les recherches qu’il a fait pour cet objet qui semble un peu chaotique. Et cette œuvre est l’une des œuvres emblématiques de l’avant garde du début 20ème siècle. Cette œuvre fait partie des plus importantes du musée mais c’est aussi celle que les spectateurs comprennent le moins. On voit un objet abstrait, une sculpture abstraite, qui dit abstrait dit pas de sujet,… et puis il y cette chaîne de vélo qui fait tourner la sculpture grâce à un moteur placé au-dessous.
Les recherches ont montré qu’il a commencé à travailler sur ce projet en 1920 et que pendant les deux années suivantes se sont les peintures et autres travaux qu’il réalise qui lui donnent progressivement l’idée du Modulator. Mais il ne sera montré qu’en 1930 lors d’une exposition d’art d’avant garde. Dans la version d’origine il y avait cette boîte autour de l’objet principal dans laquelle il avait mis les lumières.
Aujourd’hui, les exposants préfèrent montrer la complexité de l’objet et ses effets provoqués plutôt que de le mettre dans sa boîte. Ce sont des choix de restauration, on choisi de montrer des points de plus-value artistique. On voit qu’il y avait bien des lampes et qu’elles étaient programmées. La lumière est un des procédés techniques majeurs de Moholy-Nage. C’est pour lui, une œuvre emblématique, il l’emportera dans ses déplacements jusqu’à Chicago. Le Modulator restera toute une période dans le couloir de l’école dans un état lamentable.
Il meurt en novembre 1947 à 51 ans des suites d’une leucémie.
En 1956 sa femme lègue le Modulator à un musée mais on ne sait rien de cet objet. Dans les années ´60, il sera demandé pour une exposition d’art cinétique, objets en mouvement, et par la suite il sera en couverture de Arts in America grand magazine d’art.
Le challenge du musée est de présenter cet objet au public avec une vision assez correcte de l’intention de Moholy-Nage. Cet objet concentre des aspects qui ne sont pas nécessairement utilisés en art comme : l’ingénierie, l’électricité, la mécanique, … En cela cette œuvre de Moholy-Nage est révolutionnaire et ouvre la porte à d’autres voies artistiques que les artistes vont explorer par la suite.
V LE MESSAGE
Le sujet :
Une description succincte :
Comme c’est abstrait, il n’y en a pas. Alors il faut au moins une description.
C’est un assemblage de pièces, surfaces métalliques, de bois, de verre qui ont des états de surfaces différents. Deux caractéristiques : il est en mouvement et il fait du bruit.
Les procédés techniques importants :
Le mouvement, le bruit, la lumière qui provoque des jeux d’ombres projetés. L’œuvre a une incidence sur l’espace.
Les éléments de contexte culturel importants:
Le contexte historique, sociologique, économique :
Autodidacte, il n’est freiné par aucune théorie académique. Il est bricoleur au sens noble du terme. Grand intérêt pour les nouvelles technologies. Il ose tout ce qui est nouveau. Et est en cela un digne membre du mouvement lié au Bauhaus école qui prônait la mise à disposition de l’art pour le plus grand nombre.
L’artiste :
L’œuvre :
LE MESSAGE
Assembler les éléments retenus et en faire un texte.
En guise de conclusion : ce procédé d’analyse esthétique donne accès au message que l’artiste cherche à délivrer. Il n’est pas nécessaire d’avoir les connaissances reprises au paragraphe du contexte culturel. Il est tout à fait possible de dégager des effets recherchés et un message sans rien savoir de la vie de l’artiste et du contexte socio-historique de création. Cependant, si vous avez des éléments cela affinera votre message.
L’objectif de Moholy-Nage avec le Modulator est de démontrer que l’art est à la portée de tou.te.s et que l’on peut faire de l’art avec tous les matériaux et toutes les techniques même les plus innovantes. Que l’on peut expérimenter toutes les voies qui nous viennent à l’esprit. Et construire un objet qui a un impact dans l’espace et donc sur le spectateur. L’art est une expression de laboratoire mise à disposition de tout le monde et qui impacte l’espace, le monde et donc le spectateur.
Cependant, souvent l’on constate que, comme pour le Constructivisme, le Suprématisme, ou l’abstraction géométrique de Mondrian les intentions de tous ces artistes toutes nobles qu’elles soient n’atteignent pas vraiment leurs buts sans un décodage.