Nous avons commencé le cours par un reportage issu des archives de Carine.

Et on vous signale qu’il y a une mini série en six épisodes sur Netflix.

Étonnement à propos de l’usage de photos et de créations publicitaires pour les détourner. Aujourd’hui le droit à l’image est une notion à prendre en compte. On ne fait plus ce que l’on veut des photos de personnes ou de la propriété intellectuelle de créateurs. Mais à cette époque là les lois étaient sans doute moins restrictives ou encore inexistantes.

Le terme « chosité » est relevé nous y reviendrons. Commentaire Scribe: ce mot n’est pas au dictionnaire. Mais il existe dans , « La phénoménologie de l’esprit » écrit par Hégel.

Est-ce que c’est parce que ces œuvres attirent beaucoup de personnes que l’on considère que c’est de l’art? L’artiste exprime une idée sous une certaine forme que le spectateur s’approprie ou pas.

Andy Warhol est un des premiers artistes à utiliser des sujets d’une banalité confondante. Il crée au départ de représentations « d’objets » de la vie quotidienne que tout un chacun.e peut reconnaître. Alors que l’art est généralement la représentation de sujets historiques, religieux, mythologiques, scènes de genre, nature morte, … avec des symboles, des images, des messages.

En 1950, le public n’est plus porté vers le genre historique en peinture, genre qui servait à montrer la puissance d’un pays. Ou pour la critiquer comme l’a fait Otto dix. Mais dans ces années là la guerre et sa représentation est devenue plutôt l’affaire des photographes.

Dans le reportage, l’un des intervenants évoque « l’aspect divin de l’art » comme si, celui-ci est un mode d’expression plus haut que les autres. Ou, comme si la production artistique donnait des objets magiques qui nous font prendre conscience de ce qu’est la société.

Lorsque Andy Warhol reproduit à une plus grande échelle et par là, magnifie une boîte de savon Brillo, qui est pour les américains ce que le savon sunlight est pour nous. Et déclare que c’est une œuvre d’art on n’est pas dans la même démarche que dans la peinture de scènes de guerre qui peuvent donner des toiles de cinq mètres sur deux. Les gens n’ont pas à faire d’efforts pour comprendre le sujet, ils le reconnaissent car il fait partie de leur vie quotidienne et c’est pour cette raison que cela a du succès.

Mais qui décide que c’est de l’art?

Le monde de l’art, qui est représenté par les Musées, les critiques d’art, …n’accepte pas l’aspect profane de la production de Warhol. Et comme à chaque fois qu’il y a une nouvelle proposition artistique qui prétend renouveler « l’Art » il y a des tensions, des refus, des rejets, de la critique négative. Mais le monde l’art c’est aussi les galeristes  et le réseau des amateurs, acheteurs d’art. Warhol a été repéré par l’un d’eux qui y reconnaît une alternative au courant dominant du moment qu’est l’expressionnisme abstrait avec Pollock , Rotko, Kline et consorts.

Au début de sa carrière, il fait le portrait de célébrités, comme Marylin Monroe, parce qu’elles sont connues mais lui ne les connais pas personnellement et ne les rencontre pas. Une fois célèbre on lui fera des commandes et il rencontrera les personnes qui le mandate comme portraitiste. Avec rémunération sonnante et trébuchante, on peut regretter l’exploitation commerciale du filon Warhol.

Il fera ce genre de chose en 1972 après avoir été victime d’une tentative d’assassinat.

On pourrait y voir un message politique mais il y a peu de chance que ce soit une intention de Warhol.

Les américains diront que c’est le premier artiste qui libère l’art. Il n’est pas le premier mais sa manière de choisir et de traiter ses sujets va être une nouvelle ouverture sur la créativité.

Il est d’emblée désigné artiste conceptuel, courant qui prône que l’idée est plus importante que la réalisation. Dans un sens c’est vrai, si on s’en tient à la définition de l’art conceptuel qui n’émergera qu’au début des années septante. Mouvement focalisé sur l’idée au sens de concept sans aller jusqu’à la réalisation, l’exécution de cette idée. Des expositions seront mises en place où il y aura des tables avec des carnets, des plans, des mots. Les explications détaillées, commentées illustrées du projet et la preuve de sa faisabilité suffira à faire œuvre. C’est le processus qui est le fondement de l’art conceptuel et pas nécessairement sa réalisation. Et pour se faire une idée de l’œuvre le spectateur devra lire les propos de l’artiste.

Warhol, si il a l’idée, il y a la nécessité déréaliser et même en de nombreux exemplaires ce qui l’éloigne de cette définition. Mais l’idée est quand même plus importante que le résultat puisque si il y a des accidents tâches, bavures, manque de peinture, superpositions,… en cours de réalisation il ne s’y arrête pas, cela fait partie du processus.

Il travaille sur la « chosité » des objets. C’est l’importance de l’objet, de la chose qui est au centre de son travail. Cette chose est une chose en l’occurrence ici une peinture.

Il n’est pas le premier à penser cela et à mettre l’objet en avant comme œuvre d’art. Marcel Duchamp va révolutionner le monde l’art en présentant un objet manufacturé en le détournant de sa fonction première et en y apposant une signature va décréter que c’est une œuvre d’art. C’est son pouvoir d’artiste de décider ce qu’il définit comme œuvre.

En 1960, Warhol est par contre l’artiste qui va mettre en évidence l’importance de l’image dans la société. Il est le premier à comprendre que les bandes dessinées, les médias, la publicité génèrent des images et que celles-ci vont avoir un pouvoir d’attraction phénoménal sur le public.  Ce serait dommage de ne pas utiliser cette source qui plaît tellement au public.

Dans le documentaire l’intervenant dit:

« au 16ème et 17ème siècle les images montraient des saints , … ».

Ces objets déifiés par la publicité, les médias de masse, de la société de consommation vont devenir tout puissants au yeux de ses  contemporains pris comme lui dans cette société de consommation.

On évoque aussi l’importance de son image. Il crée une image de soi en portant des perruques, en adoptant une démarche particulière due sans doute en partie à des séquelles d’une maladie contractée dans l’enfance, une manière de parler ou de de ne pas parler. Il crée une mythologie autour de son personnage. Aujourd’hui encore il reste une aura de mystère, l’interview des gens qui ont travaillé avec lui n’apporte beaucoup plus d’informations apparemment ce n’était pas un grand causeur. On pourrait penser qu’il abusait de drogues et autres produits psychotropes en vogue à cette époque, on a cependant suffisamment d’informations pour réfuter cette éventualité et même on peut affirmer qu’il avait une hygiène de vie relativement saine.

Cette attitude ne laissera pas indifférent.e.s. A la suite de Warhol, d’autres artistes adopteront cette démarche, à savoir, s’inventer une mythologie comme Christian Boltansky qui brouille les pistes au gré des interviews ou des biographies. Cela engendrent des difficultés pour comprendre le travail, les intentions, les messages de l’artiste.

BIOGRAPHIE:

Il est issu d’une famille tchécoslovaque. Il naît à Pittsburgh en 1928. Lorsqu’il a une dizaine d’année il est atteint de la maladie de Syndenham qui l’oblige à rester alité fréquemment. Cette maladie provoque des rhumatismes aigus et une forme de danse de Saint Guy à l’origine sans doute de cette démarche particulière. Elle guérit naturellement. C’est selon ses propres dire que cette période est fondatrice, il dessine beaucoup et collectionne des photos de star. Sa mère ne parlera jamais anglais et restera très proche au point qu’elle vivra toujours avec lui. Sa famille est très croyante et l’iconographie de la religion grecque est sans doute aussi une influence dont il faut tenir compte.

Entre 1945 et 1949 il étudie l’art au Carnegie Institut of Technology de Pittsburgh obtient un diplôme et entre dans la vie active. Au dire de son cousin, au début, il peint à la main sur des supports traditionnels et fait de l’art figuratif alors que le courant dominant est l’art abstrait. En cela, il ira à contre courant de l’art dominant pratiqué depuis 1910.  Ce n’est pas cela que l’on retiendra.

Il part à New-York où Il commence sa carrière comme dessinateur publicitaire pour Glamour, Vogue et Harper’s Bazaar. C’est dans le cadre de ce travail, qu’il va commencer à magnifier les objets puisque le but est de donner envie d’acheter. Son talent de graphiste est reconnu d’emblée.

Il gagne très vite de l’argent et aurait pu se contenter de cela. mais il rêve de devenir artiste de rejoindre le panthéon des stars. Il dessine des costumes pour le théâtre et c’est à ce moment qu’il adopte sa perruque blond platine.

« J’ai commencé dans l’art commercial et je veux terminer avec une entreprise d’art… être bon en affaire, c’est la forme d’art la plus fascinante… gagner de l’argent est un art, travailler est un art, et les affaires bien conduites sont le plus grand des arts »

Il commencera par reproduire des vignettes de BD où des petits parties de publicités qui sont vraiment profanes comme cette publicité pour les corps aux pieds. Images plates, froides, sans pathos. Il prend le contrepied de ce qui se fait et si ses sujets suscitent des émotions ce ne sont pas celles attendues dans le monde de l’art.

Sa technique consistera à prendre cette image et à la retravailler en la découpant d’une certaine manière et en en changeant l’échelle pour un format exagéré. Il l’amplifie pour le mettre en valeur, pour mettre en évidence l’objet qui n’est pas important au premier degré mais qui est connu du plus grand nombre.

Warhol n’a pas de message critique, politique, son seul objectif c’est de subjuguer les objets les plus connus et donc reconnus par l’américain lambda. De déifier ceux-ci tout comme les peintres avant lui représentaient les personnages historiques et religieux. Tout prend pouvoir en tant qu’objet et c’est tout.

Il travail au départ d’images puisées dans les journaux ou la BD, images simplifiées, facilement interprétables, reconnaissables, exécutées par d’autres.

En utilisant les photos de presse il ramène les personnes au même niveau que les objets. Tout devient chosité.

« Ce qui est formidable dans ce pays, c’est que l’Amérique a inauguré une tradition où les plus riches consommateurs achètent en fait la même chose que les plus pauvres. On peut regarder la télé et voir Coca-Cola, et on sait que le président boit du Coca, que Liz Taylor boit du Coca et, imaginez un peu, soi-même on peut boire du Coca. Un Coca est toujours un Coca, et même avec beaucoup d’argent, on n’aura pas un meilleur Coca que celui que boit le clodo du coin. Tous les Coca sont pareils et tous les Coca sont bons. Liz Taylor le sait, le président le sait, le clodo le sait, et vous le savez. »

Si Marylin Monroe peu être reproduite à l’infini elle devient un objet à l’opposé des peintures de Saintes et Saints du grand Art. La reproduction en grand format et  en nombre multiple avec le processus de la sérigraphie et en y incluant les accidents de parcours va dans un premier temps amplifier le statut de star de l’actrice mais va aussi petit à petit l’écorner. On est dans l’expression des paradoxes.

Au départ il propose ses boîtes de soupe Campbell avec des coulures. Le galeriste qui les voit lui conseil de les supprimer affirmant qu’à représenter des objets aussi vulgaires, profanes, il faut chercher ailleurs. Warhol est très content de cette remarque car il n’appréciait pas beaucoup ces coulures. Mais il était quand même encore retenu par le poids de l’expressionnisme abstrait dont Pollock était le représentant le plus connu, pratiquait largement les coulures…

Dans ses sérigraphies, il y aura des coulures, elles ne sont pas intentionnelles pas plus que d’autres accidents techniques. En tant qu’artiste on peut décider de maîtriser le processus de création pour éviter les accidents ou au contraire en tirer parti. Warhol ne cherchera ni l’un ni l’autre, il les accepte et ne fait rien pour que cela ne se passe pas, persuadé que la perfection n’existe pas.

Les artistes qui suivront ne vont pas s’y tromper et certains utiliseront le hasard, l’accident pour conduire le processus créatif plus loin, ailleurs,….

«  Tout le monde peut le faire même mon assistant ».

C’est une des idées de l’art conceptuel. Du moment où l’artiste à une idée et où il l’a fait comprendre à quelqu’un, il peut déléguer la production ou n’importe quelle personne peut prendre la décision de la faire. Mais cela Duchamp l’a déjà fait aussi.

Dans la foulée il crée la Factory, autrement dit » l’usine » qui se trouve dans un building à New-York. Dont les murs et toutes choses sont recouvertes d’aluminium. Cela deviendra son atelier où il travaillera avec différents assistants dont Gérard Malanga, poète et photographe.
Warhol, après avoir choisi et avoir ou non retravaillé l’image qu’il décide de reproduire, lui confiera beaucoup de tâches. Il n’est pas le premier à faire cela. Au 17 eme siècle, Rubens avait un atelier où soixante personnes travaillent pour lui et où il se réserve la touche finale. Koons aujourd’hui fait de même. Et si certains affichent clairement la participation de tiers à leur créations d’autres sont plus réservés pour ne pas dire cachotiers.

Yves Klein, artiste fondamental du nouveau réalisme va faire émerger la dimension conceptuelle de l’art. En 1958, Il va faire une exposition dont le titre « Vide » fera date. Avec un décorum et des annonces qui vont attirer le public avide de voir du Klein. Le public ne découvrira que du vide, les murs sont blancs. Klein expose du vide.

Avec les boîtes de Brillo œuvre en 3D Warhol va lui exploiter le plein. Il ouvre la porte aux Pop artistes qui vont faire émerger l’accumulation, les installations. Ils vont exploiter l’espace. Warhol en remplissant un espace de coussins argentés remplis d’hélium est dans cette démarche de travailler sur le plein et la gestion du paradoxe puisque les coussins gonflés sont plein de vide.

Il devient un portraitiste recherché du fait de sa notoriété. Au début, il prend de photos de célébrités dans la presse, il est détaché de son sujet et ne le connaît pas. A la fin de sa vie et l’hyper commercialisation de sa démarche, il est mandaté et il organise les séances de prises de photos Polaroïds où il tire quelques photos dont il choisira un des tirages pour réaliser une toile. Il rencontre physiquement son sujet mais ce n’est pas pour autant qu’il le connaît mieux.

Vidéo de l’émission Palettes Ten Lizes a voir sur YouTube

La sérigraphie est un procédé d’impression qui a recours à des pochoirs.  Warhol l’a apprise au cours de ses études. Cela devient sa technique de prédilection. On peu au départ de cadres de sérigraphie imprimer sur toutes sortes de supports. Chaque couleur nécessitera soit un nouveau cadre soit une intervention sur le cadre précédent.

Processus :

  • Choix d’un sujet à reproduire, recardé, retravaillé au niveaux des contrastes et des valeurs.
  • Ce sujet est imprimé en noir sur un support transparent.
  • Un cadre sérigraphique tendu d’un tissu, à l’origine de la soie, puis du polyester, est enduit d’un produit photosensible.
  • Le support transparent est placé sur le tissu enduit et placé dans une machine qui projette une lumière, l’insolation, qui va selon les zones déterminées par la couleur noire laisser passer celle-ci et le produit photosensible en sera affecté. On rince le cadre et on élimine le résidu de l’exposition à la lumière. Le tissu est donc débouché et va laisser passer l’encre.
  • On place le cadre sur le support choisi pour l’impression, on verse de l’encre et à l’aide d’une raclette on tire l’encre sur toute le surface du cadre. L’encre passe dans les trous pour imprimer la partie débouchée. Et L’artiste décide  du nombre d’impressions comme dans le cadre de la gravure.
  • Une fois les impressions réalisées le cadre on ôte tout le produit photosensible ou l’écran textile est remplacé parce que le précédent est trop abîmé et le cadre est prêt à  être réutilisé.
  • Pour l’impression il faut appuyer fortement, faire des allers retours surtout si on le fait à la main ce qui est le cas on l’a vu dans le reportage. C’est donc un procédé que l’on fait difficilement seul et si en plus on veut faire un grand nombre d’impressions. Il délègue donc. Il fait le choix de l’image et la recompose puis il passe la main. C’est en cela que certain diront qu’il est conceptuel. Il y a les hasards de la technique : bavures, manque de pression de la raclette puisque c’est manuel et pas mécanique, à la longue des pores du textile vont se boucher, …. Ce qui signifie que lorsqu’il y a répétition on n’obtient jamais la même image.

C’est  l’introduction de la notion de série.

Mais là non plus il n’est pas le premier. Sujet tout aussi banal et trivial que les boîtes de soupe Campbell.

Claude Monet va peindre des meules de foin. Ce ne seront pas toujours les mêmes. On parle de série du fait que c’est le même sujet. Mais ce ne sont pas les mêmes meules, pas le même angle de vue et surtout ce n’est pas le même moment de la journée. Ce qui intéresse Monet c’est la lumière et la couleur. Elles permettent de montrer que l’ambiance lumineuse et la couleur varient au fil de la journée, de la saison et modifient le sujet. C’est le propos des impressionnistes.

Après viennent les vue de la façade de la Cathédrale de Rouen.

Plus tard dans l’art conceptuel cela va devenir fondamental dans le processus créatif. La série va être reprise encore et encore par ces artistes et notamment par Berne et Hilda Becher photographes allemands qui vont exploiter le procédé de la série avec une exigence supplémentaire qui est: même cadrage, même positionnement, même lumière, utilisation de noir et blanc. Par contre s’ils vont photographier le même sujet comme par exemple: les chevalets de mine menacés de disparition. Ce sera chaque fois un chevalet différent.

Warhol va donc relancer cette idée de la série qui sera portée à son paroxysme par les artistes conceptuels. Par la réplication en grand nombre de ses œuvres il va démystifier l’œuvre d’art tout comme l’a fait Duchamp avec l’urinoir.

Et par cette multiplication de l’image de Liz Taylor il la ramène au statut d’objet.

Son atelier s’appelle la Factory, l’Usine, cela suggère qu’on est dans la production de masse tout comme dans la société du moment.

Être choisi par Warhol donne t’il une promotion à la personne choisie?

On pourrait dire oui puisqu’elle est reproduite, agrandie,… mais et c’est le paradoxe. Elle est aussi abîmée puisque les accidents d’impression vont aussi l’enlaidir. C’est bien le paradoxe de l’œuvre de Warhol qui par son choix va au départ magnifier la star. Et dans un cours comme celui-ci, on va comprendre que par l’analyse de ce processus de réplication sans recherche de la perfection, en acceptant les accidents qui vont peu à peu enlaidir le sujet et dégrader l’image utilisée il ramène la star au statut d’objet. Et dès lors, nous pouvons soit oublier Liz Taylor soit s’inquiéter de ce que devient cette personne, cette humanité, cet individu qui ne devient qu’un objet et c’est inquiétant.

L’intention de Warhol est elle de montrer que même si on est une star tout peut s’arrêter?

C’est ce que l’on aimerait bien. Mais son objectif est plutôt de ramener tout élément à cette notion de chosité. Il n’est pas dans la démarche des peintres de « nature morte » qui, a côté  de l’abondance sur une table place, un verre  cassé, un fruit pourri pour montrer le côté éphémère de la vie même si on est riche.

« Si vous voulez tout savoir sur Andy Warhol, regardez simplement la surface de mes peintures, de mes films et de moi-même. Me voilà. Il n’y a rien dessous. »

On pourrait dire que son seul objectif était de gagner de l’argent et de devenir une star lui même. Cela lui vaudra d’être pris pour cible d’un tir de revolver par Valérie Solanas féministe radicale et diagnostiquée schizophrène. Elle pense que Warhol fait partie d’un complot avec un éditeur qui lui a proposé de publier ses écrits. Warhol ayant perdu un manuscrit qu’elle lui avait donner à lire. Il sera plusieurs jours entre la vie et la mort et restera marqué par cet épisode.

Un autre aspect de son travail c’est aussi d’exploiter des images de faits divers, accidents, qui défraient la chronique. Puisées dans les journaux, elles sont passées par un canal de communication de masse ce qui à pour résultat  qu’elles sont immédiatement reconnues.

L’accessibilité à l’art d’Andy Warhol n’est pas d’avoir un Warhol chez soi mais bien l’accessibilité intellectuelle. Pour info:  une boîte Brillo valait 250 dollars à l’époque aujourd’hui cela correspondrait à 2448 dollars et à 2256 €.

Cela n’aurait pas convenu à Warhol d’être accessible financièrement car cela aurait signifier produire encore plus. C’est de l’art populaire dans le sens où le sujet traité est compréhensible par la masse.

Il fera une série de « chaise électrique » pas parce qu’il est contre la peine de mort mais encore une fois parce que c’est un objet que tous les américains connaissent et qui est pour eux un objet banal qui sert dans les prisons américaines et qui est légal.

Bien qu’il semble superficiel Andy Warhol a eu comme objectif de mettre l’Art à la portée de tous.

« Quand on y songe, les grands magasins sont un peu comme les musées ».

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